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Tic de bloggeuse

Le 5 septembre 2014, 16:09 dans miscellaneous 0

Trop de mots barrés, tue le mot barré

De la beauté des femmes

Le 5 septembre 2014, 15:46 dans miscellaneous 0

      


"La beauté est dans les yeux de celui qui regarde", disait Oscar Wilde, nous renvoyant à la subjectivité et à la relativité de celle-ci. Ce qui n'a pas empêché les scientifiques de chercher à trouver des critères universels !

 

La valeur des femmes semble intimement rattachée à leur beauté. En effet, la beauté serait, dans la nature, le principal critère de fécondité recherché par les hommes. Cette beauté est elle-même définie par des critères, dont certains sont érigés par la société. La société véhicule alors sa propre image de la "femme parfaite", le modèle unique à suivre. Quels sont ces critères et quelle est leur origine ?

 

1. Aujourd'hui, il s'agit d'abord d'être mince. La minceur est ainsi présentée comme accessible à toutes grâce à la commercialisation de différents produits de régimes, et pour peu que l’on y accorde du temps, de l’argent et de l’énergie. Cependant, les conséquences sur la santé peuvent être graves comme le montre l’anorexie ou la dépression dues aux complexes et au mal-être des femmes qui ne rentrent pas dans la « norme ».

 

2. La beauté refléterait ensuite la différenciation sexuelle, critère immuable. Tout comme les femmes préfèrent les hommes masculins, les hommes préfèrent les femmes féminines. Voici les éléments qui définiraient la féminité :

 

  • Les cheveux  claires seraient plus associés à la féminité que les cheveux foncés, associés à la masculinité. C'est pourquoi beaucoup d’hommes seraient attirés par les blondes. En effet, la blondeur naturelle est liée (en partie) aux taux d’hormones féminines (les oestrogènes) et engendre une émission plus importante de phéromones, autres hormones qui jouent un rôle dans l’attraction sexuelle (Kohl).
  • La peau claire serait aussi une marque de féminité (Frost). Ceci s'explique par le fait que les femmes ont en général la peau plus claire que les hommes. Ce critère se retrouve chez les mannequins, d’origine nordique pour la plupart.
  • Les seins sont une autre marque de féminité. Leur volume, plus important que chez n’importe quel autre primate, ne remplit aucune fonction biologique particulière, ce qui indique que ce plus grand volume provient de la sélection sexuelle. C’est pourquoi les seins les plus volumineux sont plus prisés par les hommes.
  • La longueur des jambes, au moins en Occident, signe d’une plus longue croissance et donc d’une plus longue jeunesse. Signe également d’une croissance sans carence alimentaire, dans le cas contraire la croissance des membres est réduite pour permettre le développement du cerveau. Mais notons que les filles, ayant une période de croissance plus courte que les garçons, ont des plus petites jambes. Par conséquent, de longues jambes pourraient aussi être associées à la masculinité. 

3. La symétrie, signe d’une bonne croissance (Thornhill & Gangestad, 1993 ; Jones et al., 2001) est  un autre critère de beauté immuable. L’attirance pour la symétrie pourrait être expliquée par la facilité de traitement de l’information par les systèmes visuels (Jones et al., 2001)

 

4. Un WHR (Waist to Hip Ratio = Ratio Taille/hanche), rapport entre le tour de taille et le tour de hanche, de 0,71 chez la femme et 0,95 chez l’homme est un critère de beauté universel (Singh, 1993). Le WHR est lié à la répartition des masses graisseuses, c’est-à-dire à l’action hormonale, et est un indice de santé et de fécondité.

 

5. Tous les signes associés à la jeunesse sont considérés comme des critères de beauté : grands yeux, nez fin, peau ferme. Là encore, il s’agirait d’évaluer la fécondité.

 

6. La dominance faciale : visage de leader ou de suiveur, indicateur de la réussite sociale future.

 

Bien sûr, excepté quelques faits scientifiques, ces critères sont plus ou moins justifiés et ils sont relatifs. En effet, d’autres critères importants entrent en jeu, notamment les goûts et la culture. Mais les critères présentés ici sont ceux véhiculés par les sociétés actuelles. 

 

Une question se pose alors : si les femmes veulent entrer dans la norme de la beauté, pourquoi n’assument-elles pas le regard des hommes ?

Le besoin de séduire vient de l’instinct naturel de procréation : les femmes cherchent à séduire le plus grand nombre d'hommes pour trouver le meilleur géniteur. Or, les instincts naturels peuvent entrer en contradiction avec les mœurs sociales ou la morale.

 

 Zoom sur la dictature de la maigreur :

 

Selon David Buss : "Les hommes ne semblent pas avoir développé de préférence pour une quantité de graisse donnée mais plutôt pour les traits liés aux statuts, qui varient évidemment d'une culture à une autre." (Buss, 1994 p. 65)

 

Pourtant on voit défiler sur les podiums des mannequins tellement maigres qu'ils en deviennent des cintres ... Mais selon Didier Grumbach, président de la FF de la couture "la mode est le reflet des mouvements de société, elle n’en est pas la cause." Cependant, elle les encourage ! Ne serait-ce qu'à travers le "miroir aux alouettes" de la maigreur, reflété sur les photos retouchés, pour le marketing… Ainsi que les problèmes de santé physique et mentale ou encore les ratés de la chirurgie esthétique, qui d’ailleurs montrent jusqu'où on est capable d'aller pour l’importance donnée à la beauté.

Tant et si bien, qu'une réglementation de l'indice de masse corporelle a été mise en place par la petite capitale de mode Madrid, puis par Milan et NY, ainsi qu’un code éthique en Italie : pas de filles de moins de 16 ans, pas de filles trop maigres et la disponibilité des tailles jusqu'au 46.

En réalité, la maigreur ne reflète pas la santé. Donc, une femme maigre n'est pas vraiment féminine, comme on l'a vu plus haut, mais androgyne (pas de formes, pas de seins, pas de fesses) et, Dieu merci, quelques mesures sont prises pour que la mode féminine le reste et que l'on ne deviennent pas des squelettes...

 

 Sources :

http://journaldeborddunemamanlilloise.over-blog.com/article-34570809.html, article qui aborde le lien entre la blondeur et les hormones.